La Serenissima

Escapade à Venise, ou comment entretenir mon attirance pour l’Italie, après Rome, Florence, San Gimignano, Chianale (la petite virée depuis Saint-Véran). Un pays que je connais peu mais que j’aimerais visiter tout entier (on y mange si bien en plus).

Après avoir lu l’article d’Anne-Solange, je ne souhaitais visiter Venise qu’en novembre. Profiter d’un ciel gris, de la brume sur les canaux, des couleurs et architectures mises en valeur par cette atmosphère de début d’hiver, tout en profitant de températures douces. Cette escapade lui plaisait aussi alors on a pris nos billets et on a passé 5 jours dans la ville sérénissime. C’était magique. Beau. Romanesque. Parfois irréel. La période nous a permis de ne pas subir la foule de touristes, de flâner et visiter tranquillement, de mieux profiter de la ville, de photographier des lieux sans essayer de faire disparaître les gens en y pensant très fort, de côtoyer davantage les Vénitiens lors du traditionnel moment de l’aperitivo, de prendre un café, déjeuner et dîner agréablement, de passer un beau séjour en somme. J’avoue que la semaine précédente ayant été marquée par quelques intempéries en France/Italie et un aqua alta historique à Venise, nous n’étions pas très sereins… mais on s’est dit que ce serait une expérience unique et que ça nous ferait un sacré souvenir. Finalement nous avons eu un ciel gris, des températures douces, de la brume matinale et parfois dans l’après-midi, une journée très ensoleillée lors de laquelle nous découvert les couleurs de Burano, et une autre journée lumineuse pour terminer notre séjour. Parfait.

Bien sûr nous avons visité le Palais des Doges (quel faste !) et la basilique San Marco (je rêvais de la voir en vrai, quelle incroyable architecture, et son intérieur tout en mosaïque dorée jouant constamment avec la lumière entrante), mais surtout nous avons visité la ville. Ses rues, ses ponts partout, ses places cachées, ses ruelles sans issue, ses jardins, ses quais. J’ai eu envie d’immortaliser presque chaque coin de rue, canal,  capter l’ambiance, les détails d’architecture, les couleurs, les mouvements de l’eau, les saveurs. Ayant oublié mon chargeur d’appareil photo j’ai été plus attentive aux prises, et de regarder davantage, de me créer plus de souvenirs avec mes yeux (bon j’avais quand même mon téléphone & Instagram…). J’avais lu que le quartier Cannaregio était populaire, local, moins touristique, abritant de bonnes adresses culinaires et cafés, de jolis lieux et le ghetto : ancien quartier juif de la ville, c’est donc là que j’avais réservé l’hôtel. Ce fut un véritable coup de cœur. Nous avons adoré y flâner, une sensation de pouvoir y vivre, l’envie d’y passer plus de temps. C’est là que nous avons découvert les meilleurs petits resto, cafés et bars (adresses en fin d’article). L’osteria trouvée par hasard, perdue dans une ruelle, où dès le premier soir j’ai pu assouvir mon envie de pâtes avec des linguine alla vongole, aussi bonnes que dans mon souvenir (Rome, 2013) (on a beaucoup apprécié le verre de vin et la grappa offerts par le gérant), les spaghetti al nero di sepia et tortellini à la courge dans une trattoria en bord de canal, la pizza aux légumes qu’on est allés au bord de l’eau au soleil couchant, cet excellent aperitivo composé de bons vins et délicieux cicchetti, et le grignotage poulpe & calamar du dernier jour. En plaisirs culinaires, il y a eu aussi la pincia veneziana (une sorte de pudding local) d’une boulangerie dont j’ai oublié le nom, les glaces artisanales de Gelato di Natura et de Grom, et les délicieux cafés et torta alla carotta de chez Torrefazione Cannaregio. Tous ces lieux sont en plus très agréables, et beaux. Vraiment, un quartier dans lequel on aimerait vivre. Seule petite déception, ne pas avoir mangé de panettone… je pensais qu’on en trouverait à la coupe ou en petit format dans les boulangeries, mais non (j’aurais pu en ramener mais certaines gourmandises sont meilleures sur place, j’ai préféré acheter du café). A Burano ce sont les essi que nous avons goûtés, des biscuits légèrement citronnés et spécialité de l’île.

De notre arrivée à Venise sous une belle lumière de fin journée, au premier regard matinal depuis la fenêtre de notre chambre d’hôtel, et jusqu’au départ pour l’aéroport, nos yeux ont brillé, tout émerveillés que nous étions par cette ville si incroyable. Sans aucun doute, nous aurions pu rester quelques jours de plus, et nous y retournerions avec plaisir.

Ah oui, et nous avons aussi fait la Biennale d’architecture, c’est un peu le bonus de ce séjour avec un coup de cœur pour le site de l’Arsenale. Aujourd’hui une partie de ce lieu accueille la Biennale de Venise et des expositions d’art contemporain.

 

 

  • Osteria Ombra 1 : Calle de L’oca, 4426 (pour les pâtes aux coquillages, les lasagnes au poisson et la grappa du patron)
  • El Magazen : Calle larga Giacinto Gallina, 5402 (pour les pâtes à l’encre de seiche et celles farcies à la courge)
  • Majer : Calle Ghetto Vecchio, 1227 (pour la pizza aux légumes et la foccacia)
  • Vino Vero : Fondamenta Misericordia, 2497 (pour le bon vin, les tartines à grignoter et le lieu)
  • Paradiso Perduto : Fondamenta della Misericordia, 2540 (pour le poulpe farci, les choux de Bruxelles rôtis, et l’ambiance populaire).

 

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