Beauty is everywhere

Je fais partie de celles et ceux qui croient que la beauté est partout, à condition que nous soyons attentifs et que nous voulons bien la voir. Pour moi, un ciel gris donne plus de caractère et apporte une certaine lumière et ambiance, en matière de photographie je le préfère à un grand soleil. Les lueurs matinales et les ciels d’orage sont souvent incroyables. Je ne photographie pas les gens, enfin je ne fais pas de portrait, je ne sais pas faire. Je privilégie les espaces, les lieux, j’essaie autant que possible de capter l’atmosphère, le rythme, l’énergie. J’aime les paysages urbains, les architectures, les bâtiments, encore plus s’ils sont vieux, abimés, abandonnés, s’il y a ou si on peut imaginer une histoire. Les chantiers aussi, les constructions entourées de grues, de matériaux brutes, et le décor qui les entourent. J’habite une ville en plein essor, les travaux d’aménagement sont partout, et en particulier l’immeuble de 8 étages qui grandit face à ma terrasse. Au milieu de cela, il y a des palmiers, des maisons coloniales, des jardins, une ancienne église moderne, des structures neuves et d’autres aux façades sculptées des années 1930 à 1950. A 1re vue c’est moche, pas du tout agréable, sale, et bordélique, mais plusieurs fois je me suis arrêtée en chemin pour prendre une photo. La lumière, le cycliste, le taxi jaune, le palmier, la terrasse remplie du café, les femmes en djellaba colorée, les enfants qui jouent, les chats qui squattent. Tout comme les gares et les ports industriels, ce sont des lieux que j’affectionne particulièrement. Il y règne une ambiance très particulière, ça sent le voyage et les (H)histoires. Et c’est tellement photogénique. Pourtant j’aime les choses rangées, organisées, propres, les jolies choses, le parfum délicat des fleurs de printemps, et c’est peut-être pour cela que le « chaos » m’attire, pour son esthétisme particulier. Dans ce chaos je mettrai aussi les grandes constructions modernes, qui déstructurent (ou structurent) complètement le paysage lorsqu’elles sont isolées, ou qui créent une énergie fantastique dès qu’elles s’accumulent. Une sensation découverte à Tokyo puis à Singapour (ville dont je suis complètement tombée sous le charme), c’est d’une beauté dingue. L’une de mes photos préférées a été prise à Tokyo. Des villes comme Le Havre aussi, que je découvrirai cet été dont une grande partie de l’aménagement urbain a été pensé par Auguste Perret. Et puis parallèlement, il y a la montagne, la campagne, les bords de mer, les villes côtières, les zones rurales, les villages. L’autre plaisir photo c’est aussi un repas ou une assiette (un bol pour moi) bien mise en scène, et quelques instants plus tard les ingrédients qui se mélangent, les miettes de pain sur la nappe, et les ustensiles-objets qui se déplacent !

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